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Conjoncture 2015 : la reprise se fait encore attendre

2014 a été une année très difficile pour le BTP avec un recul en volume de 4,3% selon la Fédération française du bâtiment (FFB), une baisse qui continuera selon toute vraisemblance en 2015.

17.03.2015 Posté dans : Flux BTP, A la une

Ce chiffre est expliqué par plusieurs facteurs : la stagnation de l’activité économique, les changements politiques dans les municipalités qui ont bloqué ou retardé de nombreux permis de construire, le manque de financement, enfin une confiance en l’avenir de la part de tous les acteurs qui n’a jamais été aussi basse.

 

En 2014, le marché du logement neuf a enregistré une baisse de 10,3% contre 5,9% pour le non-résidentiel neuf. Ce sont les secteurs les plus touchés.  Confirmant son rôle d’amortisseur du secteur, le marché de l’entretien et de l’amélioration est resté le moins touché avec un recul de 0,9%.

Cette morosité a eu des conséquences directes sur l’emploi avec 30 000 postes (équivalents temps plein) supprimés rien que pour l’année 2014. Et l’année 2015 ne sera a priori pas celle de la croissance puisque, selon la FFB, l’emploi devrait reculer de nouveau de 0,4%. Du cô des travaux publics, on juge l’année 2014 «catastrophique ». On redoute « une chute du chiffre d’affaires de 8% en 2015 (la plus forte depuis 30 ans) et la perte de 16 000 emplois dans le secteur ». Le président de la Fédération nationale des travaux publics, Bruno Cavagné, parle d’ailleurs d’une « augmentation des défaillances d’entreprises qui culminent à 180 par mois ».

Le président de la FFB, Jacques Chanut avait d’ailleurs déjà fait part au Moniteur  de son inquiétude  de ne voir aucun signe de reprise forte pour le bâtiment. De plus,  selon les prévisions de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), l’artisanat devrait connaître en 2015 un recul certes moins important qu’en 2014 mais qui se situerait tout de même aux alentours de – 1% (contre – 2% en 2014).

L’état du marché de la construction n’est pas anodin au niveau national puisque  « représentant 5% du PIB, 25% de l’investissement et 5% de la population active » (Euler Hermes cité dans le Moniteur).

Dans ce contexte, les caisses CIBTP continuent de tout mettre en œuvre pour faciliter la vie de leurs adhérents, les accompagner et rester à leur écoute en cas de difficultés.